Ignatyevo - Novy
 

 

 

Blagoveshchensk (en Russe: Благовещенск) est une ville de Russie, le centre administratif de l'oblast d'Amour, situé à 7,985 km à l'est de Moscou. Population: 220.000 habitants. La ville est située au confluent de l'Amour et Zeya Rivers, en face de la ville chinoise de Heihe. L'Amour a formé la frontière de la Russie avec la Chine depuis le traité Aigun 1858 et 1860, traité de Pékin.

La zone située au nord de l'Amour avait précédemment appartenu à la Chine impériale. Le Transsibérien passe à quelque 110 km au nord-est de Blagovechtchensk, la ville est reliée à la canalisation principale par une ligne de branche.  Elle est également desservie par l'aéroport Ignatyevo.  Plus d'info ICI .
   
  La Chine est désormais derrière nous, et les portes du grand orient (à ne surtout pas confondre avec la loge secrète du même nom…) nous sont grandes ouvertes. En cette fin janvier, c'est-à-dire au cœur même de l’hiver sibérien, la température est presque estivale : il ne fait que – 17° C !

On bat la semelle tout de même sur la couche de verglas…

Blagoveshensk (un nom pareil ça ne s’invente pas), sur les rives du fleuve Amour est paré de neige et de glace. Ce beau paysage tout blanc se montre paisible, les traces d’une vie active étant assez rares. Hormis les hommes, assez fous pour aller se geler les nougats, le petit monde de la vie animale est entré en hibernation. Dans le permafrost, ça roupille dur…

En tout cas, pas de confusion possible avec des latitudes tropicales. Avec la meilleure volonté de dame nature, un sapin saupoudré de neige ne ressemblera jamais à un cocotier !   Cette étape de notre Raid s'effectuera en deux parties : UHBB - UHBP  puis  UHBP - UHHH 
 
 
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Boeing parké sur la base d'Ignatyevo

Aujourd’hui, un petit tour en Twin Bonanza, ça vous dit ? Alors, c’est parti !

Mise en route des moteurs, réchauffage du tube de Pitot, dégivrage, appareil dégagé (pas difficile, car il n’y a pas un chat dans le secteur), roulage pour la piste 18. Et, nous prenons notre envol.

Notre cap pour rejoindre UHBP (Ekimchan) est sensiblement au 60, le vent modéré, sensiblement plein arrière, nous pousse vers notre destination. Environ 200 kts au badin, nos Twin Bonaza ne chôment pas sur les quelques 260 NM qui nous séparent de l’arrivée.



 

Notre cap pour rejoindre UHBP (Ekimchan) est sensiblement au 60, le vent modéré, sensiblement plein arrière, nous pousse vers notre destination. Environ 200 kts au badin, nos Twin Bonaza ne chôment pas sur les quelques 260 NM qui nous séparent de l’arrivée.

    
 

 

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 Chemin faisant, nous papoterons copieusement sur les ondes radio. Mais la conversation ne roule pas sur la beauté touristique de la région. Circulez, braves pilotes, il n’a pas grand-chose à voir au milieu de cet océan tout blanc. Seules quelques giboulées de flocons lourds et serrés viennent mettre un peu d’animation sur cette étape.

Le relief ne commence à s’enhardir que sur la fin du parcours. Quelques collines un tant soit peu musclées, des sommets montagneux au loin, un peu de variété égaye enfin les derniers kilomètres.
   

Approche de OldClic :

 
 
     

 

Approche de OldFil :

     

Avec un vent du 240 à 20 nœuds, nous sommes bien évidemment attendus en piste 24. Mais la configuration des lieux en décide autrement. Car la piste 24, à UHBP, c’est un peu Saint Barth à la mode sibérienne. Nous négocions donc l’approche pour un complet en 06.

Avec le vent arrière, il faut réduire les gaz à fond, et faire preuve de beaucoup de doigté avant de poser les roues de nos appareils sur cette piste en gravier. A petits coups de manche savamment dosés, nous y parvenons. Mais c’est un sacré jeu d’adresse !

Nous y voilà… Pour une escale technique de courte durée, le temps de boire un chocolat en compagnie de Natacha. Non, non, ce n’est pas Nathalie, et nous ne sommes pas au café Pouchkine, près de la Place Rouge. Seul point commun : à UHBP, c’est tout blanc aussi !
 
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La Galerie des clichés de la première partie de l'étape


Very Simple Image Gallery:
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    A Ekimchan, les équipes techniques ne chôment pas pour préparer les Fouga Magister prévus sur la seconde partie de l’étape. On remplit les réservoirs de fumigènes et ceux du carburant, car l’autonomie de cet appareil n’est pas faramineuse.

Le temps d’accomplir tous ces menus travaux, on s’aperçoit que les derniers nuages qui traînaient encore en altitude ont disparu. C’est donc dans une tempête de ciel bleu que nous volerons à destination de Khabarovsk (UHHH), aérodrome de Novy

 
   
        

                  OldFil décolle de l'autre piste située sur les hauteurs                         OldClic décolle à son tour,                              
                                                                                            face à lui, OldFil en passage bas
 
 
  Tâter du réacteur, après avoir bouffé de l’hélice en veux-tu en voilà, nous met presque dans un état de transes. On va pouvoir afficher un bon badin, et clouer le bec aux Antonov qui sévissent dans la région.
  Celle-ci est d’ailleurs plus montagneuse, et il va falloir jouer à saute-mouton sur la totalité du parcours. Pour commencer, un décollage en piste 24 (faute de pouvoir le faire en toute sécurité à partir de la 06), mais en prenant garde toutefois de ne pas se manger le relief, qui a décidé de nous obstruer le passage, pile devant nous.


 
 

 

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Virage serré sitôt les roues hors du gravier, et cap au 175 en plein sur la route directe. On monte d’abord à 4500 pieds, puis ce sera rapidement 5500 pieds, et plus loin 7500 et 8500 pieds. Malgré ces altitudes déjà confortables, nous avons l’impression de faire du rase-mottes.

Ce n’est pas vraiment par esprit cocardier que nous colorons le ciel de nos traînées bleu blanc rouge. C’est certes cocasse et pittoresque dans cette zone reculée de la Russie, mais c’est aussi un moyen inégalable de se repérer à distance. Et puisque les fumigènes sont à notre disposition, autant en profiter !
Et les populations locales, on l’imagine, sont admiratives

 

Pas de nuages, donc aucun flocon à l’horizon. Nous filons bon train sur les 280 NM de cette étape, pour apercevoir à nouveau, après une heure trente de vol environ, les rives du fleuve Amour, avec lequel nous jouons décidément à cache-cache depuis un bout de temps.

 


Photo au format d'origine du Triple Head
 


 
 

 

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Le vent est calme et l’approche sur UHHH s’annonce vraiment pépère. Il était temps, car l’appareil de OldFil est presque à court de carburant. Numéro un pour la 33R, il se pose sans encombre sur la piste, bientôt suivi par OldClic qui, dans l’intervalle, s’est offert un petit circuit touristique aux alentours.

   

Approche de OldClic :

 
 
   

Très courte vue depuis le sol
 

 

Approche de OldFil :

 
 
     

 

Beaucoup de monde pour nous accueillir à Novy… Il y a là un 747 et un 777, ainsi que d’autres avions de ligne stationnés un peu plus loin. Un Cessna, tout de vert vêtu, nous fait également un petit coucou. C’est le coucou d’un coucou !
La ville mérite qu’on s’y attarde un peu. Nous sautons dans un taxi, direction le centre, ses monuments et ses restaurants.

 

 
 

 

 

 

La Galerie des clichés de la deuxième partie de l'étape

 

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